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Lumière sur les recrutementsBesoins énergétiques et révolution verte font pousser l’emploi. Veolia doublera ses effectifs d’ici 2012, Suez compte sur 9 000 recrutements en 2008 quand Areva mise sur 4 000 nouvelles recrues. Nucléaire, énergies renouvelables, gestion des déchets et de l’eau... dans toutes ces filières, la course aux talents ne fait que commencer.L’atome recruteLeaders mondiaux du nucléaire, EDF et Areva prévoient des recrutements à la hausse dans la filière. Areva embauchera près de 2 000 cadres en 2008, EDF annonce 500 nouveaux ingénieurs par an jusqu’en 2012. Et pour cause ! D’ici 2015, 40 % des collaborateurs d’EDF dans la production partiront à la retraite, soit 25 000 personnes à remplacer. A cela s’ajoutent de fortes ambitions de croissance en France, notamment avec la nouvelle centrale de Flamanville, mais aussi à l’international. Des projets sont en gestation en Afrique du Sud, Angleterre, Chine et aux Etats-Unis. Le savoir-faire restant franco-français, 700 collaborateurs s’expatrieront d’ici 2012. Autant de postes à remplacer en urgence. Une pénurie d’experts se profile-t-elle ? C’est en tout cas l’avis de l’Agence Nucléaire de l’OCDE : « si aucune mesure n’est prise, le secteur nucléaire risque d’être confronté à une pénurie de main-d’uvre qualifiée, tant pour assurer le contrôle et le fonctionnement des centrales existantes que pour en construire de nouvelles. » Une chose est sûre : les virtuoses du nucléaire vont être convoités.Energies renouvelables : des métiers dans le ventLes énergies renouvelables pourraient créer 75 000 emplois d’ici 2010 (Syndicat des Energies Renouvelables 2005). La filière bois-énergie emporte le haut du tableau avec 25 000 personnes employées en France en 2004 et une prévision de 20 000 créations d’emplois dans les prochaines années. L’éolien arrive en seconde position, avec une prévision de 22 000 emplois directs en 2010. Bien peu, comparés aux 70 000 Allemands travaillant actuellement dans l’éolien Les biocarburants ne sont pas en reste, leur progression devrait être similaire à celle de l’éolien, passant de 4 200 à 20 000 emplois en 2010.Mirage écologique ?Les métiers de l’environnement suscitent nombre de vocations. Les effectifs inscrits en formation initiale ont d’ailleurs grimpé de 22 % entre 1997 et 2002. Or, attention aux déconvenues, les métiers qui recrutent n’ont pas forcément la tête de l’emploi ! Car le boom du développement durable profite peu aux spécialistes de l’environnement. « La protection de la biodiversité ne représente que 6 % des emplois environnementaux », précise Bernard Poupat, responsable de l’unité économie et société de l’Ifen.Paradoxalement, l’environnement crée plus d’emplois dans la construction ou l’industrie que dans l’environnement. Mais pour ces métiers nul besoin de formation dans l’écologie. Des compétences en maintenance ou conduite d’engins seront bien plus prisées. Du côté des cadres, ce sont les responsables hygiène et sécurité, souvent embauchés dans des secteurs pollueurs, qui raflent le gros des embauches.La manne des déchetsLa gestion des déchets et le traitement de l’eau concentrent, quant à eux, près de 50 % des emplois environnementaux (Ifen 2005). Veolia Environnement, fleuron français de l’environnement, emploie plus de 320 000 collaborateurs, dont 85 % d’ouvriers. Objectif de la multinationale : doubler ses effectifs d’ici 2012.« Les CAP déchet et eau sont en pénurie de candidats. Ces filières n'attirent pas les jeunes malgré les forts recrutements et les perspectives d'évolution, souligne Manuèle Lemaire, directrice de l'alternance du groupe et du centre de formation des apprentis. Nous avons aussi besoin de personnel pour l'encadrement de proximité, essentiellement des bacs professionnels dans l’hygiène et l’environnement. » Le CFA du campus Veolia (CFA Institut de l'Environnement Urbain, Jouy-Le-Moutier) accueille ainsi 700 apprentis par an. Du côté de l'énergie, le groupe manque surtout de techniciens, les bacs professionnels et BTS en maintenance énergétique et climatisation sont une denrée rare.Le vert laisse à présent son empreinte dans tous les secteurs et fait pousser l’emploi dans l’Europe entière. Mais les filières traditionnelles n’en restent pas moins les plus grosses recruteuses. Nucléaire, gestion de l’eau et des déchets, construction, industrie sont de loin les premiers employeurs des professionnels de l’énergie et du développement durable. Energies renouvelables et protection de la nature prendront-elles le pas d’ici quelques années ? La route est encore longueLaure Marcus« Nous recrutons 80 % de jeunes diplômés »
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